I.R Theory: A selection
- Raymond Aron, 1967, ‘’ Qu'est-ce qu'une théorie des relations internationales ?’’, Revue française de science politique, Année 1967, Volume 17, Numéro 5, p. 837 – 861
Une théorie des relations internationales ne peut, selon l’auteur et à l’instar des autres sciences sociales, aspirer à la ‘’pureté’’ des théories des sciences appliquées ou mêmes celle de la science économique. Toute étude des relations internationales est de son point de vue sociologique au sens de Pareto (c.à.d. non logique, non économique), non historique au sens de Weber et ne permettant, par conséquent, qu’une forme de modélisation ou, au mieux, ce que Merton appelait une middlerange theory.
- STEVE SMITH, ‘’SINGING OUR WORLD INTO EXISTENCE: INTERNATIONAL RELATIONS THEORY AND SEPTEMBER 11’’, International Studies Quarterly 48, 3, and 2004:499-515.
L’auteur porte une charge ‘’agressive’’ contre la discipline des relations internationales l’accusant de plusieurs maux dont (anathème suprême en nos temps) celui d’être responsable de la vision du monde ayant conduit à l’horreurs du 11 Septembre. L’auteur reproche à la discipline d’être ‘’marked by political assumptions masquerading as technical ones.’’ Cette prétention de value-free (revendiquée notamment par le paradigme néo-réaliste longtemps dominant) est, selon lui, fallacieuse et superficielle car, en tentant d’expliquer le monde tel qu’il est, c'est-à-dire servant les intérêts des dominants, en refusant de considérer la historicité des événements du monde et en ignorant la possibilité d’un monde différent, les théories dominantes des relations internationales sont au moins normatives et, pour une critique plus radicale, idéologiques (un argument pas loin de celui de Robert W.Cox en faveur d’une théorie critique des relations internationales. Voir Robert Cox, 1981, Social Forces, States, and World Order.)
- Stanley H. Hoffmann, 1955, International Relations: The Long Road to Theory, World Politics, Vol. 11, No. 3 (Apr., 1959), pp. 346-377
L’auteur critique aussi bien le réalisme de Morgenthau (trop instrumentaliste), la théorie des systèmes et les théories de la prise de décision appliquées aux relations internationales (tantôt trop mécanistes tantôt trop réductionnistes). L’auteur, à la suite de ses critiques, plaide pour un pluralisme et un relativisme excluant toute distinction entre la théorie ‘’purement scientifique’’ et la théorie ‘’normative’’. Si pour lui, et de manière générale, ‘’la science pure’’ est un mythe, le conseil politique, une des fonctions de toute théorie des relations internationales, présuppose paraphrasant Mill, à la fois la science et la téléologie.
0 commentaires:
Post a Comment